À l’heure où les défis liés à la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile demeurent une priorité de santé publique au Sénégal, 3CAP-Santé a réuni à Dakar plusieurs acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants de la société civile autour d’un atelier de haut niveau de mobilisation des parties prenantes.

Cette rencontre qui a enregistré la participation de parlementaires, de la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) et des organisations membres de 3CAP-Santé, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative de l’Alliance SASA et de Samasha au Sénégal. Elle vise à renforcer le plaidoyer en faveur de la couverture sanitaire universelle et du financement durable des programmes de santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile.

Représentant le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Cheikh Tidiane Gueye, conseiller technique, a salué une initiative qui vient appuyer les efforts déployés par l’État pour améliorer les indicateurs de santé de la mère et de l’enfant.

« Cette alliance regroupe trois organisations dont l’objectif principal est de soutenir le pays à travers le plaidoyer pour la mobilisation des ressources orientées vers la santé de la mère, de l’enfant et du nouveau-né », a-t-il déclaré.

Le représentant du ministère a rappelé les progrès importants enregistrés par le Sénégal ces dernières années en matière de réduction de la mortalité maternelle. « Nous sommes passés d’environ 510 décès pour 100 000 naissances à près de 150 aujourd’hui. C’est une baisse importante, mais les défis restent nombreux », a-t-il souligné.

Cheikh Tidiane Gueye a également insisté sur la nécessité pour le Sénégal de renforcer le financement domestique du système de santé afin de réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.

De son côté, Patrick Mugirwa, Directeur régional PPDARO/SASA, a indiqué que cet atelier constitue une étape importante pour consolider les acquis et relever les défis persistants liés au financement de la santé reproductive et maternelle.

« Nous sommes ici pour soutenir l’élan déjà engagé dans le domaine de la santé de la mère, de l’enfant et de la planification familiale », a-t-il déclaré.

Selon lui, les échanges s’articulent autour de trois axes majeurs : la réduction du déficit de financement, l’accompagnement des politiques publiques afin de les rendre plus soutenables, ainsi que le renforcement d’un plaidoyer adapté au contexte actuel du Sénégal.

Il a par ailleurs insisté sur l’importance d’une approche collaborative impliquant les collectivités territoriales, les organisations communautaires et les populations à la base.