Dans le détail, sur les 2 274 cases de santé identifiées, 1 649 sont fonctionnelles contre 625 non fonctionnelles. S’agissant de l’ensemble des sites communautaires, 5 204 sont opérationnels tandis que 1 109 ne le sont pas, a précisé Serigne Mamadou Loum, coordonnateur de la CSSP.
La cartographie met également en lumière l’importance des ressources humaines communautaires. Le pays compte 34 253 acteurs communautaires de promotion et de prévention (ACPP) et 9 528 acteurs de soins. Ces chiffres confirment le rôle central des acteurs communautaires dans l’offre de services de santé de proximité, notamment en matière de prévention, de sensibilisation et d’orientation des patients.
Au-delà du recensement, l’objectif de cette opération est stratégique. Il s’agit de mesurer le niveau de couverture en infrastructures sanitaires, d’identifier les acteurs et services disponibles et déterminer les besoins prioritaires. Les données collectées permettront d’alimenter le volet communautaire de la carte sanitaire nationale, de planifier le développement de la santé communautaire et de confectionner des badges pour les acteurs communautaires de santé (ACS), en vue d’une meilleure identification et reconnaissance.
Pour le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Serigne Mbaye, la réalisation de cette cartographie était « nécessaire, voire indispensable » afin de disposer d’une base de données fiable et exhaustive pour guider les décisions.
L’innovation majeure de cette deuxième cartographie, après celle réalisée en 2016, réside dans la mise en place de CartoCom 2025, une plateforme numérique destinée à améliorer la gestion des acteurs communautaires.
La Cellule des soins de santé primaires (CSSP) prévoit la création de comptes utilisateurs pour faire de cette cartographie une interface connectée au DHIS2, la plateforme nationale de données sanitaires. Cette interconnexion permettra d’enrichir les analyses avec des indicateurs de santé nationaux et de renforcer le suivi des performances.
Pour les organisations de la société civile engagées dans le plaidoyer en santé, à l’image de 3CAP-Santé, cette cartographie représente un outil stratégique. Elle offre une base factuelle pour suivre l’équité territoriale, identifier les zones à faible couverture et promouvoir une allocation plus rationnelle des ressources.
