La vice-présidente du Cadre de concertation, de coordination et d’action de plaidoyer de la société civile pour la santé (3CAP-Santé), Amy Ndiabong Ndao Fall, a rappelé l’urgence d’un tel engagement. S’adressant aux représentants des collectivités, elle a lancé un appel clair :

« Nous vous sollicitons pour un engagement financier plus fort et plus structuré de la part de vos collectivités territoriales en faveur de la santé maternelle et infantile. »

Elle a déploré la faiblesse des financements actuellement alloués par les collectivités locales à la santé, en particulier à la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents (SMNIA), et souligné les conséquences dramatiques de ce sous-investissement :

« Nous ne pouvons plus tolérer que des mères meurent en donnant la vie, ou que des enfants succombent à des maladies évitables, par manque de ressources ou de volonté politique. »

Le plaidoyer de 3CAP-Santé repose sur un constat partagé : malgré les avancées du système de santé sénégalais, les indicateurs de mortalité maternelle et infantile restent préoccupants, en particulier dans les zones urbaines défavorisées et les banlieues dakaroises.

Face à cette interpellation, les élus ont exprimé leur disponibilité. Le président de l’UAEL, Mamadou Oury Bailo Diallo, par ailleurs maire de Vélingara, a assuré les organisations de la société civile de son engagement :

« L’Union des associations d’élus locaux du Sénégal reste pleinement engagée pour faire du financement de la santé une priorité réelle et durable. »

L’atelier de Dakar marque ainsi la clôture d’une série de rencontres régionales menées par 3CAP-Santé dans plusieurs régions du pays, avec un même message : l’accès à des soins de santé de qualité pour les femmes et les enfants ne peut être effectif sans une volonté politique locale affirmée et des investissements budgétaires conséquents.

3CAP-Santé entend désormais capitaliser sur les engagements pris lors de ces ateliers pour renforcer son plaidoyer auprès du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, et surtout, des collectivités territoriales, désormais en première ligne de la gouvernance sanitaire.